mardi 22 février 2011

La fin de la fin

Ça fait près de deux semaines que je suis revenues en terres québécoises et je n'ai toujours pas raconté ma dernière semaine de roadtrip. Peut-être pensiez-vous que j'avais abandonné mon british blogue, mais non. Je tiens quand même à boucler la boucler, aussi tradivement soit-ce.

Si j'ai attendu si longtemps pour retoucher à mon blogue, c'est pour plusieurs raisons. D'abord, la deuxième semaine de roadtrip était moins excitante que la première. Ensuite, l'excitation du retour minait mon inspiration. Puis au retour, une coupure instantanée se fait avec tout ce qui s'est passé dans les semaines précédentes. Même si j'ai eu des pelletées de temps libre depuis mon retour, ça me prenait un recul d'une ou deux semaines pour me replonger mon voyage. Mais allons-y maintenant :


- Conwy -

Vous n'en avez probablement jamais entendu parler, et c'est une honte. Conwy, c'est la pause galloise aux paysages sereins qu'on s'est offerte après nos soirées arrosées à Dublin. Et quel bon choix, l'auberge, aussi calme que le paysage qui l'entourait, était très accueillante. Parmi les plus modernes et propres que l'on avait rencontré jusqu'alors (le gérant était montréalais, peut-être que ça a quelque chose à y voir...). Tout en fenêtres et perchée sur le haut d'une colline, l'auberge était en soi un attrait touristique.

À l'horizon, des bribes de civilisation et beaucoup, beaucoup de verdure ondulant sous un ciel crémeux. Plus bas dans la ville, quelques petites boutiques où se procurer des bricoles à offrir en cadeau et... un château. Un autre. Enfin, plutôt des restes de, mais de bon restes, tout de même. Là-haut aussi, on avait une belle vue des alentours, mer en prime. Et bourrasques de vent.

Château résistant (plus ou moins) à l'assaillant Vent

Le château a été notre principale visite de la journée, et après s'y être invitées, on a terminé notre tour de village en bordure de mer et en prenant quelques clichés d'une attraction plus qu'attrayante : la plus petite maison de Grande-Bretagne!

Moi qui me mesure à la petite maison, mais qui n'est toujours pas de taille...

Le lendemain matin, on nous a suggéré d'aller faire un tour du côté de Llandudno, tout près de Conwy. Llandudno, en bord de mer, a été conçu comme un lieu de villégiature à l'époque victorienne. Et ça paraît. Les maisons, le quai, même le tramway ont un cachet victorien. Si vous voulez prendre des vacances au 19e siècle, Llandudno est idéale. Comme sa campagne environnante, Llandudno offre un sommet à gravir en voiture ou en tramway, le Great Orme, sommet qu'on a attaqué avec la petite Opel de Germany. En haut : une belle vue paysanne, encore des bourrasques et des tonnes de moutons et encore plus de tonnes de leurs petits cadeaux.

Plage de Llandudno sur fond de Great Orme où se sont étendues nos ombres au soleil

Chasse aux moutons infructueuse

- Liverpool -

Et puis est ensuite venu le retour à la vibrante vie urbaine. Bon, c'est pas tant la ville que le vent, encore une fois, qui nous a fait vibrer... Liverpool, c'est une typique ville industrielle du nord de l'Angleterre : pas ben ben d'attraits touristiques, mais beaucoup de commerces. Un peu dans le genre de Nottingham, c'est plus une ville où vivre qu'une ville à visiter.

Mais élément non négligeable : les Beatles! Bien sûr, on est allées au musée des Beatles. Et ça en a valu la peine. Pour 9 livres, on avait accès au musée pour 48 heures, ce qui s'est avéré nécessaire. Le musée est plus que complet, long mais intéressant à visiter. Les salles thématiques et dynamiques ont de quoi garder les visiteurs intéressés, faut dire. Au début, on ne savait pas trop si on devait faire cette visite, mais comme on n'a rien trouvé d'autre intéressant à faire à Liverpool... Mais finalement, c'était une bonne chose, sinon on aurait passé à côté d'un musée très bien conçu et on n'aurait pas passé la soirée à fredonner joyeusement Twist and Shout.

Dans le port de Liverpool


- Birmingham -

Lendemain : autre ville industrielle du nord! Encore une fois, pas de visite particulière à faire, mais beaucoup de commerces. Rien d'excitant, donc, mais faire un peu de shopping dans le centre a été très agréable. Non seulement j'ai fait l'acquisition de stylés vêtements british à bas prix, mais le coin commercial est beau et bien fait. De larges rues piétonnes alliant architecture ancestrale et étranges buildings futuristes sont reines dans le centre. Et après le shopping, on s'en va.

Dialogue entre les époques


- Warwick Castle -


Voilà une visite qui était imprévue. Comme on allait dormir à Oxford ce soir-là et qu'on avait déjà fait le tour de la ville, on se cherchait quelque chose à visiter sur la route entre Birmingham et Oxford et qu'est-ce qu'on a trouvé? Warwick Castle.

Arrivées là-bas, on a eu deux grosses surprises : de un, c'était cher en chien. Mais une fois rendues... Et de deux : qu'est-ce que ça valait son prix! Le château médiéval est incroyablement bien conservé et offre différentes expositions qui projettent les visiteurs dans le passé et leur font vivre des moments sortis de l'histoire. Belle découverte de dernière minute!

Beau et surprenant château
 


- Canterbury -

Dernière journée de roadtrip... Comme on avait déjà visité Canterbury, on est allées visiter un village non loin : Sandwich. Oui, oui : Sandwich. Et c'est même trop petit pour qu'il y ait de jeux de mots de mauvais goût à l'intention des touristes! C'était beau de simplicité. Tout était vieux, tout était calme. Quelque chose qu'on va pas voir quand on n'a que deux semaines pour voir un pays.

Porte de Sandwich


Et le soir, dodo à Canterbury. Pour une dernière nuit dans une auberge, on ne pouvait pas mieux choisir. L'auberge était belle et propre, la réceptionniste était très amicale et on s'est fait offrir une chambre privée même si on avait payé pour une chambre de huit et je passe une bonne dizaine d'autres qualités. Très belle expérience. Alors, tous, si vous passez par Canterbury un de ces jours, allez au Kipps Hostel.


La vraie fin

Puis le lendemain, c'était la fin. Déjà. Et enfin. Ce moment étrange où on se sépare avant d'en retrouver d'autres. Et dès qu'on est de retour, les semaines qu'on vient juste de vivre s'effacent. On dort dans SON lit, comme si on ne venait pas de passer cinq mois sur des ressorts sans matelas. On prend sa douche avec de l'eau chaude, comme si l'eau éternellement froide des robinets anglais ne nous a jamais fait sacrer. On traverse la rue en regardant à gauche. Pourquoi on regarderait à droite? On se dirige automatiquement dans le métro de Montréal, comme si on ne l'avait jamais trompé avec le métro de Londres. Et puis, après deux semaines, on se souvient qu'on a passé les cinq derniers mois au Royaume-Uni.

La fin

Merci, lecteurs!

jeudi 3 février 2011

Une semaine de roadtrip

J'avais l'intention de raconter m on voyage un peu plus au jour le jour, mais les aléas du globe-trottisme en ont décidé autrement... Fatigue, non connexion et attractions excitantes ont eu raison de ma bonne résolution. Mais me revoilà, et, pour compenser, je vous ferai cette fois cadeau d'un six pack culturel.

- Nottingham -

Notre épopée a commencé le samedi soir, 22 janvier à Nottingham. Auberge modeste. Correcte, sans plus. La ville? on n'a consacré qu'une partie de la journée du lendemain à la visiter. C'était amplement. Nottingham ne comporte pas de nombreuses attractions. Bien sûr, il y a le fameux château de Nottingham et Robin des Bois, mais voilà tout. Le château n'existe plus en grande partie, un autre bâtiment l'a remplacé il y a quelques siècles et fait maintenant office de musée du château, de Robin des Bois et de l'histoire de Nottingham. Pas mal intéressant, mais rien à s'arracher les cheveux d'hystérie.La ville comme telle m'a mené à un constat : pas une ville touristique, mais certainement un bon choix de ville où s'établir. Très grand, mais moins achalandé que Londres; design à la fois moderne et patrimonial, joli mélange; et tout ce dont on a besoin : boutiques, cafés, name it à profusion.

Robin des Bois, qui a bien accepté de voler
dans les coffres du gouvernement pour deux étudiantes paumées

- Windermere, Lake District -

Plusieurs d'entre vous doivent se dire : « Mais où diantre est-ce? » (j'essaie de rendre justice au très bon niveau de français de mes lecteurs). Donc, le Lake District, c'est une région du nord-ouest de l'Angleterre qui est remplie de lacs et de montagnes. Aucune ville connue là-bas, c'est très rural et villageois. Mais oh combien agréable! Le village de Windermere était, comme tout bon village, petit, mais rien n'y manque : pubs, restos, cafés, ciné (très old school!)... Non seulement tout y est, mais tout y est beau. Très pittoresque.

À quelques minutes de marche se trouve une colline/montagne (où est la limite entre les deux?) que l'on peut facilement grimper en 20 à 30 minutes. Ce qu'on a fait après notre première nuit à Windermere. L'intérêt de la montée? évidemment, la vue spectaculaire. Montagnes et lacs s'offrent tout entiers à vos yeux. 


Après avoir exploré la portion « montagne » du Lake District, il fallait bien compléter avec la portion « lac ». On s'est rendues aux abords du lac Windermere (parce qu'à la base, c'est un lac, et le plus grand de l'Angleterre à part de ça), et on s'est embarquées pour une croisière. Le bateau nous a menées jusqu'au village d'Ambleside, autre pittoresque bourgade, où on a promené notre émerveillement une bonne heure avant de s'embarquer pour le retour à Windermere.

Montagnes et lac Windermere du haut de la colline/montagne Orrest Head

- Édimbourg, ou Edinbrrreeh pour les intimes -

Édimbourg = écoeurant. Dans le bon sens, là. Quelle belle ville! Tsé, quand t'es dans le centre-ville et que t'es surplombé par un château médiéval à flanc de pic rocheux. La vieille ville autour est super belle aussi. De la beauté historique... Le premier soir, on a fait un « tour fantômes » gratuit (bah, pas vraiment gratuit, pourboires fortement suggérés). Le tour consistait en quelques arrêts, à pied, où le guide racontait des histoires d'horreur édimbourgeoises. Très cool.

Mais encore plus cool fut l'autre tour simili-gratuit qu'on a pris le lendemain. C'était un tour, à pied encore, de 3 h des principales attractions, agrémenté d'histoires et anecdotes variées. Le guide était très dynamique, drôle et sympathique = bon pourboire. Le guide nous a ensuite invités à partager le dîner avec lui dans un pub typique. Me suis tapée une excellente lasagne. Et le soir, quelques verres au bar de l'auberge, qui était vraiment très cool. Pour ceux qui sont venus à Barcelone avec moi, ben c'était ce genre d'auberge (même si Barcelone reste imbattable).

Et le lendemain fut consacré à la visite du château. En plus d'informer sur des siècles d'histoire édimbourgesoise, le château offre une superbe vue de la ville. Parfait pour dire bye bye à une ville si attachante. Une vue d'ensemble pour bien se remplir les yeux de souvenirs.

Joli château

Beau coucher de soleil dans « L'Athènes du Nord »
ou
la sensibilité artistique de Véronique


- Glasgow -

Glasgow, vraiment, il n'y a pas grand-chose à en dire... C'est une très bonne ville pour magasiner. Ah, ça oui, ça ne manque pas de magasins. Mais sinon, pas d'attraction majeure. L'université est très belle de loin, mais on ne l'a pas visitée. Glasgow, ça a été notre moment relax, la ville où on se sent pas coupable d'être à l'auberge et d'essentiellement rien foutre. Ça fait du bien quand on passe nos journées à visiter, marcher, s'instruire, se perdre, chercher un resto...

 À quoi on s'en remet quand on a rien à faire?

- Belfast -

Puis on est passé de l'autre côté de la mer : Irlande du Nord, où on a constaté que la distinction entre Irlande et Irlande du Nord n'est pas très nette... À Belfast, chaque fois qu'on nous parlait de l'Irlande du Nord, la partie « du Nord » a été abandonnée. Quelque peu confusionnant. Surtout quand on se retrouve avec des livres sterling émises par la Banque d'Irlande... ?&?%? Ah! Irlande comme dans « Belfast », peut-on lire sur la prochaine ligne!

À Belfast, on a eu une auberge super bien. Très propre, lits très confo, déjeuner très complet, et le tout pour très pas cher. Et le réceptionniste nous a filé de bons trucs pour visiter la ville. Résultat : visites très intéressantes à prix inexistant. On a participé à une visite guidé de l'hôtel de ville, on a grimpé en haut d'un centre commercial où une vue panoramique de la ville attire de nombreux touristes et on a visité un musée où on en a appris jusqu'à saturation au sujet des tensions en Irlande du Nord. 

Là où on a dépensé : un resto/pub qu'il vaut plus que la peine de visiter: : le Crown Bar. Le pub existe depuis la dernière décennie du 19e siècle, si ma mémoire ne me fait pas défaut, dans un style art nouveau/Belle Époque. Et c'est tout à fait intimiste. Toutes les tables sont dans des petites cabines. C'est un peu difficile à décrire, je vais laisser ma photo parler du mieux qu'elle peut. On a essayé d'y aller pour souper, avant l'heure british du souper, et c'était plein... On s'est reprises le lendemain midi et on a bien compris pourquoi c'était si plein la veille. Le décor est singulier, certes, mais la bouffe y est aussi pour quelque chose. Et c'est pas cher en plus.

Crown Bar et Coca Cola

Hôtel de Ville de Belfast
- Dublin -

À Dublin, la même compagnie qui offrait le tour gratuit à Édimbourg en offrait un dans la capitale irlandaise. Le concept est le même, le guide est encore plus dynamique et la visite se termine par un repas dans un pub. Le tour a été génial, même si la ville est loin d'accoter Édimbourg. Mais on a vite trouvé une note positive qui manquait à la capitale écossaise : le tour de Dublin comportait de nombreux beaux garçons...

On a aussi visité un musée d'archéologie qui nous en a appris beaucoup sur l'histoire de l'Irlande, sur les premiers habitants vikings entre autres. On a vu des beaux spécimens de cadavres d'une pré-époque qui, extraits de marécages, avaient assez manqué d'oxygène pour ressembler à des pièces de cuir aujourd'hui.

Sinon, Dublin, c'est plutôt une ville où boire (avec beaucoup de bidoux). Notre deuxième soir à Dublin, on est allées dans un pub installé dans une ancienne église. Cétait très beau, mais pas très typique. On est ensuite passées à un autre pub, plein à craquer, musique live, ambiance cosy et décontract. Très irlandais. On a rencontré là les quatre Belges (franco!) avec qui on partageait notre chambre. On a jasé en masse, eu du fun en égale quantité et en avons encore plus eu quand nous avons décidé de terminer la soirée dans un club où toutes les tounes donnaient envie de se garocher sur la piste de danse.

Et le lendemain soir, c'était notre dernière soirée à Dublin, qu'on a décidé de passer avec les Belges encore. Parce qu'on les aimait bien. Ils étaient vraiment drôles et cons, juste comme je les aime. On est restés à l'auberge et on a fait un jeu à boire. Encore bien du fun. En gros, Dublin, ça a été moyen culturellement parlant, mais oh combien social!

 Architecture/passage des siècles à Dublin

Et bilan total : Édimbourg, c'est vraiment le top!

mercredi 19 janvier 2011

Le bilan

Je suis parvenue à un moment crucial de mon voyage : le presque-départ. Je fais des adieux, je fais mes bagages et je pense beaucoup. Je pense à tout ce que j'ai fait, tout ce que j'ai vu, à tous ceux qui vont me manquer. Plus généralement, je pense aux choses qui vont me manquer. Et je pense à celles qui ne me manqueront jamais! Voici mon bilan :

Ce qui va me manquer :
- La mode britannique. Audacieuse et inspirante.
- Le design éclaté de tous les cossins les plus utiles et inutiles qui existent (Boutiques Paperchase et Accessorize).
- L'architecture élizabéthaine (Vieux Sherbrooke et Outremont, vous me serez bien utiles dans mes moments de nostalgie).
- L'histoire! Tout simplement.
- La beauté. Des villes, des paysages, des animaux sauvages... 
- L'accent! Évidemment!
- Les mille et une déclinaisons du Union Jack sur différents articles de mode, de décoration et de cuisine.

 Ce qui ne me manquera certainement pas :
- Mon voisin fucké qui gueule après ses enfants, sa femme, son chien, son prélart...
- Les ronds-points. Je ne comprends pas. 
- La sociabilité difficile des Britanniques. J'ai très peu été en contact avec de vrais de vrais Anglais.
- La ponctualité non existante des bus.
- Mon système de chauffage et d'eau chaude aux performances très aléatoires.
- Le déni de l'hiver. L'hiver, on fait semblant qu'il existe pas. Et s'il s'impose (genre 2 cm de neige), le pays fige avec la glace.
- La culture de la déficience en général : système de chauffage, de transport, d'eau chaude, scolaire... Ici on vit les (multiples) problèmes comme quelque chose d'inévitable plutôt que de chercher à les régler.  

Autant je sais que je vais m'ennuyer de bien des choses, autant je me dis... esti qu'on est ben au Québec quand même!

samedi 8 janvier 2011

Dans quoi je m'embarque dans 2 semaines

Comme il ne se passe vraiment rien d'excitant dans ma vie en ce moment, aussi bien vous mettre au courant de l'itinéraire de mon BIG UK-IRELAND ROADTRIP!!! Le 22 janvier, Germany et moi s'embarquons dans une petite voiture allemande pour deux semaines de délire autour de l'Angleterre, de l'Écosse, de l'Irlande et du Pays de Galles. Si vous n'avez pas été jaloux jusqu'à maintenant, je crois que je viens de faire tourner le vent...

Notre itinéraire : http://maps.google.com/maps/ms?hl=de&ie=UTF8&oe=UTF8&msa=0&msid=205022904005978573328.000498f03f2e5173eb2d3
Gracieuseté de Germany (vous pourrez d'ailleurs mettre vos connaissances en allemand à l'épreuve).

vendredi 7 janvier 2011

Où je suis passée depuis 2 semaines

Si je suis silencieuse récemment, c'est que (pour une fois) je me tiens pas mal tranquille. Eh oui, depuis une semaine, je suis restée sagement à Hatfield, à me lever tard, regarder des films et des séries télé, à faire du ménage et à régler de menus cossins.

Avant ça, j'ai passé Noël avec mon Math-moureux et on est allés à Londres trois jours de suite, question de faire le tour des principales attractions. Bilan : St Paul's Cathedral, British Museum, Westminster Abbey, Tower Bridge, Hyde Park, Regent's Park et Camden Market. Et on a même eu le temps d'aller faire un petit bonjour à Buckingham Palace. Bref, trois journées remplies qui m'ont épuisée assez pour que je passe les deux journées suivantes à bouetter chez moi après que Math soit parti... avant de partir pour Leeds où je suis allée célébrer le jour de l'An.


Math, Londres et moi


Aller à Leeds, c'est vraiment long. Le 31, je suis partie de chez moi aux alentours de 11 h-11 h 30 du matin. J'ai pris le bus pour Londres, où j'ai pris le bus pour Leeds. Durée totale du voyage : un bon 5 h. Chez Claire, on a pris ça relax comme soirée. Avec ses colocs et amis, on a placoté, bu, chanté, dansé, joué à des jeux de société... Ça a été ben le fun, mais c'est dans ces moments de traditions qu'on ressent un besoin de famille et de vieilles branches.

Et le lendemain, c'était reparti : Je me suis levée aux alentours de 11 h 30 et le temps de dire merci et au revoir et j'étais partie. Parce que c'est long revenir à Hatfield. Et le 1er janvier, pas de bus entre Londres et Hatfield. Donc une fois à Londres, métro jusqu'à King's Cross pour prendre le train. Comme on peut toujours compter sur le système de transports britannique pour être déficient, le train est parti une dizaine de minutes en retard pour cause de chose incompréhensible. Je suis arrivée finalement arrivée chez moi aux alentours de 21 h... et ai passé la semaine suivante dans un état semi-végétatif.

vendredi 31 décembre 2010

Pause Portugal

Maintenant que la folie des fêtes est passée, je peux vous raconter mon voyage au Portugal :


- Faro -

J'ai atterri à l'aéroport de Faro le 16 décembre en début d'après-midi. Faro est la capitale de la région de l'Algarve, dans le sud du Portugal. C'est une ville somme toute assez petite, mais j'ai trouvé de quoi remplir les deux journées que je devais y passer.

Comme bien des petites villes dans le monde, Faro est charmante. Et qu'est-ce que ça dépayse! Le climat, la faune, la flore, l'architecture... tout est différent. De un, il faisait relativement chaud. Disons qu'au lieu de geler avec un manteau d'hiver, je frissonnais avec un coupe-vent, quand il n'y avait pas de soleil. J'ai vu des paons en toute liberté et des big oiseaux qui avaient établi domicile au sommet de hautes bâtisses. Des fleurs plus  exotiques les unes que les autres. Et partout des orangers. Avec des oranges dedans là. En décembre!
Et des maisons, et des commerces et des églises (et des églises, et des églises!) colorées comme un jeu d'enfants, tapissées d'azulejos (voir photo) ou encore travaillées de courbes élaborées.

Arco da Vila avec gros nids d'oiseaux

Maison tapissée d'azulejos

La ville pullule aussi de maisons abandonnées, aux vitres cassées, aux devantures décrépites et aux couleurs éteintes. Mais vous savez quoi? C'est beau quand même. Ça fait parti du charme de la place. Quoi que lorsqu'on voit une maison fraîchement rénovée, c'est encore plus saisissant. Les couleurs sont tellement vives que mes yeux ont quasiment fait un bad trip.

Bibliothèque couleurée de Faro

Les rues sont presque toutes faites de petits pavés, présentant des motifs variés. Mais elles sont assez inégales, les rues. Après quelques heures à marcher et à se tourner les chevilles, on en a marre.

Et parlant des rues, il y bien des chiens qui s'y promènent. seuls. Ils errent, mais n'ont pas tant l'air errant. J'en ai rencontré un qui portait une muselière...

Pavés et chien muselé... hooon...

Faro, c'est là que j'ai passé la journée de ma fête. Une fête pas de froid, pas de neige, mais un peu de pluie. Et surtout un très bon souper et une très bonne sangria au resto avec Caro, qui arrivait cet après-midi là à Faro.

- Lagos -

Le lendemain, je suis partie pour Lagos pour voir la mer portuguaise. Et je n'ai pas été déçue! Juste wow, je vais laisser parler les photos pour elles-mêmes, les mots ne servent à rien dans ces cas.

Je passais seulement une nuit à Lagos, mais comme c'est bien petit et qu'il ne faisait quand même pas assez chaud pour une baignade, ça a été bien assez faire le tour de ce que je voulais voir.

Beau portail pétant de couleur

Praia da Batata

 La meeer!

À l'auberge, coïncidence, je partageais ma chambre avec une autre Québécoise, Julie, très sympathique, avec qui j'ai aussi partagé le souper. Je pensais vraiment m'emmerder le soir à Lagos, parce qu'il pleuvait et je n'avais rien à faire, mais on a passé la soirée à jaser. Une bonne surprise, quoi! Elle en avait long à raconter, elle venait tout juste de terminer le chemin de St-Jacques-de-Compostelle.

Le lendemain matin, j'ai marché un bon petit bout pour me rendre à des falaises, à la Ponta de Piedade, où admirer la mer et les pics rocheux dans toute leur splendeur. À Lagos, les vagues sont énormes! C'est un bon spot surf, d'ailleurs. À la pointe, la mer tourmentée ne se gênait pas pour s'attaquer aux parois orangées des falaises. Le détour en a valu la peine, j'étais tout simplement flabergastée par cette nature insolente.

Ponta da Piedade
Les marches vous donnent une idée de l'ampleur

Autre jolie praia

 Mon comité de départ : chiens qui chillent dans la rue

- Lisbonne -

Puis ce fut le tour de Lisbonne, où j'ai passé deux journées. Jour 1 : je suis partie assez tôt de l'auberge pour aller visiter le quartier de Belém (prononcé "Bélin") avant que le ciel menaçant ne déverse sa colère sur ma tête. Il n'y a pas beaucoup d'attractions à Belém, mais les plus connues se trouvent là : tour de Belém, le Monastère des Hiéronymites et le Monument des Découvreurs.

Monastère des Hiéronymites

Tour de Belém

Monument des Découvreur, aux commandes : Vasco da Gama!

Après Belém : retour au centre. De la place du commerce, dans la basse ville, on voyait très le château de Sao Jorge, dans la haute ville (jolie quartier de l'Alfama). Mais s'y rendre, c'est autre chose...  J'ai tourné et tourné en rond dans de mutliples petites rues de l'Alfama pendant près d'une heure avant d'enfin atteindre l'entrée du château. Stratégique, contre l'ennemi, positionner son château en plein milieu d'un labyrinthe... Comme il commençait à pleuvoir, je pensais que la visite du château me garderait au sec, mais quelle erreur... Le château, en fait, c'est plutôt des fortifications.Il y a du mur en masse, mais du toit, pas vraiment. Quoi qu'il en soit, la vue sur la ville et le fleuve était écoeurante, même si brumeuse. Fait divers : les Portugais prononcent « Jorge » pas mal de la même façon qu'on prononce « Georges ».

Place du Commerce

Quelque part dans l'Alfama

Château de Sao Jorge

En sortant du château, ce fut un autre casse-tête pour me sortir de l'Alfama et retourner au centre. Dans l'Alfama, les rues sont majoritairement résidentielles, elles sont petites et elles montent et descendent sans arrêt. C'est vraiment très beau, mais qu'est-ce que c'est difficile de s'y retrouver... Les rues étant petites et les maisons hautes, on ne voit pas plus loin que la rue elle-même. C'est une surprise à chaque fin de rue! Bref, ça m'a pris un bon moment me sortir de là. Puis je suis retournée à l'auberge me sécher les pieds et me taper du gros McDo sale.

Le lendemain matin, quelle chance, il faisait beau! Je suis allée admirer des vues imprenables sur la ville du haut de différents miradouros, je me suis promenée partout et nulle part et je suis allée faire un tour dans un grand marché extérieur où j'ai acheté un joli foulard. Et enfin, il a fallu que je parte. Retour à Faro pour la dernière nuit avant mon départ.

Vintage tram

Miradouro dans le Bairro Alto

Du bas de l'Alfama
 
Vue du miradouro de Santa Luzia

 Le château de Sao Jorge, vu de Baixa (basse ville)


Comme mon vol était tôt le matin, je me suis payé une chambre dans un hôtel près de l'aéroport. Plus cher qu'une auberge de jeunesse, mais comme rapport qualité-prix, c'était difficile à battre! Pour 30 euros, j'ai passé une nuit dans une chambre privée, vraiment swell, avec une énorme salle de bain. Très satisfaisant comme dernière nuit au Portugal!

Un énorme lit juste pour moi!

La classe, non?

mardi 14 décembre 2010

Harry Potter VS Shakespeare

Samedi, Germany et moi on est retournées à Londres. Elle avait trouvé sur internet des spots de tournage londoniens de scènes de Harry Potter. Comme c'est une grande fan, on est donc parties à la chasse aux décors Harry Pottesques. On est allées dans quatre spots où des scènes de Diagon Alley, de Gringotts et du ministère de la Magie ont été tournées. Bilan : des ben belles places, mais j'ai rien reconnu! Mais Scotland Yard avait bien des airs de ministère de la Magie. On ainsi découverts deux marchés. Le premier était fermé et c'est dommage, parce qu'il était vraiment beau, plein de charme et de caractère. Le deuxième était bondé! Il y avait de la bouffe partout, ça sentait tellement bon, j'ai failli me laisser tenter malgré les files monstres.

 Joli marché au nom oublié, alias Diagon Alley

Et puis en marchant dans la ville, on s'est rendues compte qu'il y avait quelque chose de singulier dans l'atmosphère... et aussi dans les vêtements des gens. Partout où on allait, on tombait sur des Père Noël. Rendues à Trafalgar Square, on a découvert un véritable rassemblement de Père Noël. Une masse rouge, joyeuse et compacte donnaient un air de folie à Londres.

Le petit renne au nez rouge de veut pas descendre

Pour terminer la journée, on est allées faire du shopping à Camden Market, au nord de la ville. Jamais vu un aussi gros marché de ma vie! On s'est quasiment perdues! Il y a plein de trucs originaux, faits à la main ou made in China, des vêtements, des bijoux, des souvenirs, des antiquités, tout ce que tu voudras. Parfait pour faire des cadeaux de Noël.

 Quelque part dans les dédales de Camden Market

Et enfin viennent les péripéties du retour à la maison... On prend généralement le bus à Victoria Station, son point de départ. Mais là, on était sur Oxford street et on savait que le matin le bus avait un arrêt sur cette rue. On s'est dit qu'on pouvait bien trouver l'arrêt de retour, il nous restait 40 minutes. On cherche, on cherche, on trouve pas. On se précipite à la première station de métro pour se rendre à Victoria Station. Il nous reste 15 minutes. On arrive dans le métro, problème technique, il prend cinq minutes avant de partir. À Victoria Station, on court, on court, mais il est trop tard. Germany se rappelle que le bus arrête à Finchley Road et qu'il met pas mal de temps à se rendre là. Peut-être qu'en métro on serait plus vite que le bus. On repart prendre le métro. Encore un problème technique, le métro est en retard. On arrive à l'arrêt de Finchley Road, celui-là on l'a trouvé. On voit bien que le 797 passe là. Il y a les horaires pour tous les autres bus annoncés, mais pas pour le 797! On sait pas si on l'a manqué ou quoi. Il y a deux hommes à l'arrêt. Germany demande au premier s'il a vu le 797 passer, il s'approche, et répond que non, les yeux vitreux, en passant sa main dans le dos de Germany... Elle s'éloigne, je vais demander au deuxième, qui l'air confus et bégayant, me répond qu'il ne la pas vu. On n'est pas bien plus avancées, donc on décide d'attendre cinq minutes. Le bus ne vient pas... On se rend finalement à King's Cross où on prend le train jusqu'à Hatfield. Vannées.

Et dimanche matin on est reparties, Germany, Germany 2 et moi. On est allées à Stratford-Upon-Avon. Vous connaissez? C'est la deuxième destination touristique en importance au Royaume-Uni. Pourquoi? C'est la ville où est né un certain William Shakespeare. C'est une toute petite ville, mais qu'est-ce qu'elle est belle! Les petites rues sont bordées de maisons datant de l'époque élizabéthaine, les gens sont d'une gentillesse hors pair et bien sûr, il y a un peu de Shakespeare partout. Dans un des musées qu'on a visité, un des employés nous a dit qu'il y a déjà eu à Stratford un sex shop qui s'appelait Romeo & Juliet. Et un magasin de jouets qui s'appelle Much Ado About Toys. Toutes les variations possibles, quoi.

 Le plus vieux pub (du pays? de la ville? sais pas...)

Pour la modique somme de £10.50, nous avons eu accès à trois musées : le centre Shakespeare et la maison où il est né, Nash's House, la maison où la petite fille de Shakespeare et son mari on vécu et New Place, l'emplacement de la maison où Shakespeare est mort qui fait maintenant l'objet de fouilles archéologiques, et enfin Hall's Croft, où la fille aînée de Shakespeare et son médecin de mari ont vécu. Dans les trois musées, on a eu droit à une bonne part d'histoire et à de belles visites agrémentées des commentaires des employés les plus divertissants qui soient. Je remarque d'ailleurs que les Britanniques les plus drôles et accueillants sont souvent des hommes relativement âgés. Celui qui travaillait à Hall's Croft nous a expliqué la théorie des humeurs, que les médecins utilisaient à l'époque. Il a ainsi deviné que j'avais des troubles de sommeil dernièrement. Ce qui est vrai en plus!

C'est là qu'il est né, Shakespeare

À la maison où Shakespeare est né, je me suis fait engueulée par Lord Capulet parce que je refusais d'épouser Paris. C'était génial! La maison elle-même conserve la majeure partie de sa structure original, donc a vraiment une bonne idée de la façon dont les gens vivaient à l'époque. Une chose que j'ai été surprise d'apprendre, c'est que dès le 18e siècle, la maison était déjà devenue une attraction touristique. Si tôt!

 Lord Capulet m'attend, l'air soucieux...

En bref, un excellent week-end. On a pas mal tout vu de Stratford, mais j'y retournerais juste pour l'incroyable amabilité des gens. Je crois qu'au-delà des shakespiriennes attractions, c'est ce que la ville a de meilleur à offrir.

Un gros lapin dans la rue