vendredi 31 décembre 2010

Pause Portugal

Maintenant que la folie des fêtes est passée, je peux vous raconter mon voyage au Portugal :


- Faro -

J'ai atterri à l'aéroport de Faro le 16 décembre en début d'après-midi. Faro est la capitale de la région de l'Algarve, dans le sud du Portugal. C'est une ville somme toute assez petite, mais j'ai trouvé de quoi remplir les deux journées que je devais y passer.

Comme bien des petites villes dans le monde, Faro est charmante. Et qu'est-ce que ça dépayse! Le climat, la faune, la flore, l'architecture... tout est différent. De un, il faisait relativement chaud. Disons qu'au lieu de geler avec un manteau d'hiver, je frissonnais avec un coupe-vent, quand il n'y avait pas de soleil. J'ai vu des paons en toute liberté et des big oiseaux qui avaient établi domicile au sommet de hautes bâtisses. Des fleurs plus  exotiques les unes que les autres. Et partout des orangers. Avec des oranges dedans là. En décembre!
Et des maisons, et des commerces et des églises (et des églises, et des églises!) colorées comme un jeu d'enfants, tapissées d'azulejos (voir photo) ou encore travaillées de courbes élaborées.

Arco da Vila avec gros nids d'oiseaux

Maison tapissée d'azulejos

La ville pullule aussi de maisons abandonnées, aux vitres cassées, aux devantures décrépites et aux couleurs éteintes. Mais vous savez quoi? C'est beau quand même. Ça fait parti du charme de la place. Quoi que lorsqu'on voit une maison fraîchement rénovée, c'est encore plus saisissant. Les couleurs sont tellement vives que mes yeux ont quasiment fait un bad trip.

Bibliothèque couleurée de Faro

Les rues sont presque toutes faites de petits pavés, présentant des motifs variés. Mais elles sont assez inégales, les rues. Après quelques heures à marcher et à se tourner les chevilles, on en a marre.

Et parlant des rues, il y bien des chiens qui s'y promènent. seuls. Ils errent, mais n'ont pas tant l'air errant. J'en ai rencontré un qui portait une muselière...

Pavés et chien muselé... hooon...

Faro, c'est là que j'ai passé la journée de ma fête. Une fête pas de froid, pas de neige, mais un peu de pluie. Et surtout un très bon souper et une très bonne sangria au resto avec Caro, qui arrivait cet après-midi là à Faro.

- Lagos -

Le lendemain, je suis partie pour Lagos pour voir la mer portuguaise. Et je n'ai pas été déçue! Juste wow, je vais laisser parler les photos pour elles-mêmes, les mots ne servent à rien dans ces cas.

Je passais seulement une nuit à Lagos, mais comme c'est bien petit et qu'il ne faisait quand même pas assez chaud pour une baignade, ça a été bien assez faire le tour de ce que je voulais voir.

Beau portail pétant de couleur

Praia da Batata

 La meeer!

À l'auberge, coïncidence, je partageais ma chambre avec une autre Québécoise, Julie, très sympathique, avec qui j'ai aussi partagé le souper. Je pensais vraiment m'emmerder le soir à Lagos, parce qu'il pleuvait et je n'avais rien à faire, mais on a passé la soirée à jaser. Une bonne surprise, quoi! Elle en avait long à raconter, elle venait tout juste de terminer le chemin de St-Jacques-de-Compostelle.

Le lendemain matin, j'ai marché un bon petit bout pour me rendre à des falaises, à la Ponta de Piedade, où admirer la mer et les pics rocheux dans toute leur splendeur. À Lagos, les vagues sont énormes! C'est un bon spot surf, d'ailleurs. À la pointe, la mer tourmentée ne se gênait pas pour s'attaquer aux parois orangées des falaises. Le détour en a valu la peine, j'étais tout simplement flabergastée par cette nature insolente.

Ponta da Piedade
Les marches vous donnent une idée de l'ampleur

Autre jolie praia

 Mon comité de départ : chiens qui chillent dans la rue

- Lisbonne -

Puis ce fut le tour de Lisbonne, où j'ai passé deux journées. Jour 1 : je suis partie assez tôt de l'auberge pour aller visiter le quartier de Belém (prononcé "Bélin") avant que le ciel menaçant ne déverse sa colère sur ma tête. Il n'y a pas beaucoup d'attractions à Belém, mais les plus connues se trouvent là : tour de Belém, le Monastère des Hiéronymites et le Monument des Découvreurs.

Monastère des Hiéronymites

Tour de Belém

Monument des Découvreur, aux commandes : Vasco da Gama!

Après Belém : retour au centre. De la place du commerce, dans la basse ville, on voyait très le château de Sao Jorge, dans la haute ville (jolie quartier de l'Alfama). Mais s'y rendre, c'est autre chose...  J'ai tourné et tourné en rond dans de mutliples petites rues de l'Alfama pendant près d'une heure avant d'enfin atteindre l'entrée du château. Stratégique, contre l'ennemi, positionner son château en plein milieu d'un labyrinthe... Comme il commençait à pleuvoir, je pensais que la visite du château me garderait au sec, mais quelle erreur... Le château, en fait, c'est plutôt des fortifications.Il y a du mur en masse, mais du toit, pas vraiment. Quoi qu'il en soit, la vue sur la ville et le fleuve était écoeurante, même si brumeuse. Fait divers : les Portugais prononcent « Jorge » pas mal de la même façon qu'on prononce « Georges ».

Place du Commerce

Quelque part dans l'Alfama

Château de Sao Jorge

En sortant du château, ce fut un autre casse-tête pour me sortir de l'Alfama et retourner au centre. Dans l'Alfama, les rues sont majoritairement résidentielles, elles sont petites et elles montent et descendent sans arrêt. C'est vraiment très beau, mais qu'est-ce que c'est difficile de s'y retrouver... Les rues étant petites et les maisons hautes, on ne voit pas plus loin que la rue elle-même. C'est une surprise à chaque fin de rue! Bref, ça m'a pris un bon moment me sortir de là. Puis je suis retournée à l'auberge me sécher les pieds et me taper du gros McDo sale.

Le lendemain matin, quelle chance, il faisait beau! Je suis allée admirer des vues imprenables sur la ville du haut de différents miradouros, je me suis promenée partout et nulle part et je suis allée faire un tour dans un grand marché extérieur où j'ai acheté un joli foulard. Et enfin, il a fallu que je parte. Retour à Faro pour la dernière nuit avant mon départ.

Vintage tram

Miradouro dans le Bairro Alto

Du bas de l'Alfama
 
Vue du miradouro de Santa Luzia

 Le château de Sao Jorge, vu de Baixa (basse ville)


Comme mon vol était tôt le matin, je me suis payé une chambre dans un hôtel près de l'aéroport. Plus cher qu'une auberge de jeunesse, mais comme rapport qualité-prix, c'était difficile à battre! Pour 30 euros, j'ai passé une nuit dans une chambre privée, vraiment swell, avec une énorme salle de bain. Très satisfaisant comme dernière nuit au Portugal!

Un énorme lit juste pour moi!

La classe, non?

mardi 14 décembre 2010

Harry Potter VS Shakespeare

Samedi, Germany et moi on est retournées à Londres. Elle avait trouvé sur internet des spots de tournage londoniens de scènes de Harry Potter. Comme c'est une grande fan, on est donc parties à la chasse aux décors Harry Pottesques. On est allées dans quatre spots où des scènes de Diagon Alley, de Gringotts et du ministère de la Magie ont été tournées. Bilan : des ben belles places, mais j'ai rien reconnu! Mais Scotland Yard avait bien des airs de ministère de la Magie. On ainsi découverts deux marchés. Le premier était fermé et c'est dommage, parce qu'il était vraiment beau, plein de charme et de caractère. Le deuxième était bondé! Il y avait de la bouffe partout, ça sentait tellement bon, j'ai failli me laisser tenter malgré les files monstres.

 Joli marché au nom oublié, alias Diagon Alley

Et puis en marchant dans la ville, on s'est rendues compte qu'il y avait quelque chose de singulier dans l'atmosphère... et aussi dans les vêtements des gens. Partout où on allait, on tombait sur des Père Noël. Rendues à Trafalgar Square, on a découvert un véritable rassemblement de Père Noël. Une masse rouge, joyeuse et compacte donnaient un air de folie à Londres.

Le petit renne au nez rouge de veut pas descendre

Pour terminer la journée, on est allées faire du shopping à Camden Market, au nord de la ville. Jamais vu un aussi gros marché de ma vie! On s'est quasiment perdues! Il y a plein de trucs originaux, faits à la main ou made in China, des vêtements, des bijoux, des souvenirs, des antiquités, tout ce que tu voudras. Parfait pour faire des cadeaux de Noël.

 Quelque part dans les dédales de Camden Market

Et enfin viennent les péripéties du retour à la maison... On prend généralement le bus à Victoria Station, son point de départ. Mais là, on était sur Oxford street et on savait que le matin le bus avait un arrêt sur cette rue. On s'est dit qu'on pouvait bien trouver l'arrêt de retour, il nous restait 40 minutes. On cherche, on cherche, on trouve pas. On se précipite à la première station de métro pour se rendre à Victoria Station. Il nous reste 15 minutes. On arrive dans le métro, problème technique, il prend cinq minutes avant de partir. À Victoria Station, on court, on court, mais il est trop tard. Germany se rappelle que le bus arrête à Finchley Road et qu'il met pas mal de temps à se rendre là. Peut-être qu'en métro on serait plus vite que le bus. On repart prendre le métro. Encore un problème technique, le métro est en retard. On arrive à l'arrêt de Finchley Road, celui-là on l'a trouvé. On voit bien que le 797 passe là. Il y a les horaires pour tous les autres bus annoncés, mais pas pour le 797! On sait pas si on l'a manqué ou quoi. Il y a deux hommes à l'arrêt. Germany demande au premier s'il a vu le 797 passer, il s'approche, et répond que non, les yeux vitreux, en passant sa main dans le dos de Germany... Elle s'éloigne, je vais demander au deuxième, qui l'air confus et bégayant, me répond qu'il ne la pas vu. On n'est pas bien plus avancées, donc on décide d'attendre cinq minutes. Le bus ne vient pas... On se rend finalement à King's Cross où on prend le train jusqu'à Hatfield. Vannées.

Et dimanche matin on est reparties, Germany, Germany 2 et moi. On est allées à Stratford-Upon-Avon. Vous connaissez? C'est la deuxième destination touristique en importance au Royaume-Uni. Pourquoi? C'est la ville où est né un certain William Shakespeare. C'est une toute petite ville, mais qu'est-ce qu'elle est belle! Les petites rues sont bordées de maisons datant de l'époque élizabéthaine, les gens sont d'une gentillesse hors pair et bien sûr, il y a un peu de Shakespeare partout. Dans un des musées qu'on a visité, un des employés nous a dit qu'il y a déjà eu à Stratford un sex shop qui s'appelait Romeo & Juliet. Et un magasin de jouets qui s'appelle Much Ado About Toys. Toutes les variations possibles, quoi.

 Le plus vieux pub (du pays? de la ville? sais pas...)

Pour la modique somme de £10.50, nous avons eu accès à trois musées : le centre Shakespeare et la maison où il est né, Nash's House, la maison où la petite fille de Shakespeare et son mari on vécu et New Place, l'emplacement de la maison où Shakespeare est mort qui fait maintenant l'objet de fouilles archéologiques, et enfin Hall's Croft, où la fille aînée de Shakespeare et son médecin de mari ont vécu. Dans les trois musées, on a eu droit à une bonne part d'histoire et à de belles visites agrémentées des commentaires des employés les plus divertissants qui soient. Je remarque d'ailleurs que les Britanniques les plus drôles et accueillants sont souvent des hommes relativement âgés. Celui qui travaillait à Hall's Croft nous a expliqué la théorie des humeurs, que les médecins utilisaient à l'époque. Il a ainsi deviné que j'avais des troubles de sommeil dernièrement. Ce qui est vrai en plus!

C'est là qu'il est né, Shakespeare

À la maison où Shakespeare est né, je me suis fait engueulée par Lord Capulet parce que je refusais d'épouser Paris. C'était génial! La maison elle-même conserve la majeure partie de sa structure original, donc a vraiment une bonne idée de la façon dont les gens vivaient à l'époque. Une chose que j'ai été surprise d'apprendre, c'est que dès le 18e siècle, la maison était déjà devenue une attraction touristique. Si tôt!

 Lord Capulet m'attend, l'air soucieux...

En bref, un excellent week-end. On a pas mal tout vu de Stratford, mais j'y retournerais juste pour l'incroyable amabilité des gens. Je crois qu'au-delà des shakespiriennes attractions, c'est ce que la ville a de meilleur à offrir.

Un gros lapin dans la rue

vendredi 3 décembre 2010

Mission accomplie!

J'interviewe une dame, tout ce qui a de plus britannique, pour mon travail de journalisme. Elle me demande:
- What's your nationality?
Moi: I'm Canadian.
Dame britannique: Oh, I would never have guessed.
Moi: Ah?
Dame britannique: You have more of a british accent than an american one.

Win!

Britannique Me
(Mais je triche, cette photo a été prise au Québec...)

mercredi 1 décembre 2010

Oxbridge University

Pour s'évader des contraintes de l'université, Germany, une amie à elle et moi, on a décidé de passer notre fin de semaine à visiter... les villes universitaires les plus renommées du Royaume-Uni. Vous connaissez Oxbridge University? Peut-être pas. Mais sans doute avez-vous entendu parler d'Oxford et de Cambridge, berceaux de l'élite britannique depuis des siècles et des siècles. Quand on parle des deux en même temps, c'est Oxbridge. Et c'est là que nous sommes allées. Samedi, Oxford; dimanche, Cambridge.

Pour montrer à quel point je suis digne de ces milieux priviliégiers, je vais faire un spécial pour ce billet: une belle structure toute scolaire.

1. Oxford

1.1 Un café pour se réchauffer

La première étape de notre visite, en cette journée frette du c**ss de novembre fut de passer à l'office de tourisme s'armer d'un plan de la ville, de se ruer dans le café le plus près et de siroter une boisson chaude pendant que nous élaborons les plans pour la journée.

1.2 Attractions oxfordoises
1.2.1 Vieux clocher (plus vieux que ceux de Magog et de Sherbrooke!)
Nous nous sommes prestement dirigées vers St Michael's Church où nous escaladâmes la tour la plus vieille de la ville, érigée aux alentours de 1040. Nous admirâmes la vue, prîmes de pittoresques et sots clichés, puis scrammâmes à la prochaine église, St Mary the Virgin.

Sapin compétitionnant avec clochers d'Oxford

St Mary the Virgin, trop grosse pour mon objectif

1.2.2 University premises
Après avoir fait le plein de foi, vint l'heure de s'instruire... en dehors des murs de l'université. L'université, en fait, elle est éparpillée un peu partout dans la ville. La ville C'EST l'université en gros. Donc partout où nous  vagabondâmes, (ça vous dérange si je retourne au passé composé? Parce que là, ça devient lourd...) nous avons rencontrés de nobles et séculaires édifices universitaires.

 Round thing hébergeant une bibliothèque ou quelque 
chose d'autre pour intellectuels

 Un vrai de vrai diplômé d'Oxford!

Je sais même pas ce que c'est...

1.2.3 Magasin(chauff)age
Frette frette frette comme il faisait, on est ensuite allées se réfugier dans le centre commercial le plus près où j'en ai profité pour faire l'acquisition d'une deuxième couverture supplémentaire pour rendre mon lit presque habitable la nuit.

1.2.4 Christmas Market
Comme un peu partout en Angleterre en cette presque-période de réjouissances, Oxford a ouvert son marché de Noël avec petites boutiques, stands de vin chaud et de grosses saucisses allemandes, etc., etc. Nous avons arrêté notre choix sur le mulled apple juice (jus de pomme chaud) pour couronner notre journée.


Joyeux Noël et paix sur Terre
(main de ma coloc)
 
2. Cambridge

2.1 Un café pour se réchauffer
Dimanche: journée encore plus bloody frette que la veille. Café encore plus essentiel en planifiant notre journée.

2.2 Attractions cambridgeoises
2.2.1 The Maaaaket
Nous sommes d'abord tombées sur un marché extérieur où nous avons fouiné un peu. Je ne sais pas comment ils ont eu le courage de monter ça ce jour-là. Ce qui est étrange avec l'Angleterre, c'est qu'il s'agit d'un pays froid, mais elle agit comme si elle était un peu tempéré. Par exemple, ces marchés, ils ont lieu même quand on se les gèle. Et à Cambridge, dans une autre tentative pour se réchauffer, nous sommes entrées dans un centre commercial qui n'avait pas de porte d'entrée. C'était ouvert sur l'extérieur. Et pas de chauffage, évidemment.

Marché sur fond de patrimoine architectural

2.2.2 Punting?
Nous nous sommes ensuite fait aborder par un jeune homme qui tentait desespérément de vendre des balades en petit bateau (punting) sur la rivière. Ça semblait tout à fait charmant, mais malgré l'assurance de couvertures et de coussins pour nous réchauffer, nous avons décliné l'offre. Au cours de la journée, nous avons quand même vu quelques braves touristes tenter l'expérience.


2.2.3 Univercity
À Cambridge, c'est le même concept qu'à Oxford: intimidants buildings parsèment la ville. À Cambridge, ils paraissent encore plus imposant, parce que la ville est assez petite. Dans les deux villes, l'université est clairement le centre autour duquel tout s'est développé. À Cambridge, nous avons essayé d'entrer dans certains buildings, avec plus ou moins de succès. Mais nous en avons assez vu pour saisir que nous étions quasiment en lieux sacrés.

Pittoresque université

2.2.4 That's all folks!
Notre ultime visite de la journée fut le Folk Museum, où on peut en apprendre plus sur l'histoire de Cambridge et de ses habitants. J'ai fait une découverte qui m'a frappée. J'ai vu dans ce musée un spécimen de table-abri bunker. Pendant la 2e Guerre mondiale, les familles qui n'étaient pas assez fortunées pour se procurer un bunker se sont vu fournir des tables costaudes, grillagées sur trois côtés sous laquelle un matelat pouvait entrer. En cas d'attaque, si la maison venait à s'effondrer, la famille entière pouvait se réfugier sous la table en attendant qu'on dégage les décombres.

 Balade que nous avons boudée

P.S. Promis, plus de dull structure.

vendredi 26 novembre 2010

London Wonderland

Ça m'a pris du temps, je sais, mais j'ai eu une grosse semaine de début de fin de session... Mais le voici, mon récit :

Samedi dernier : Londres encore. Parce que vous aurez saisi le sarcasme de mon dernier billet et parce que je suis en amooooouuuur avec Londres! Elle a tout simplement TROP a offrir.

J'ai décidé de voir le côté nature de Londres (pensez Mini Wheats si vous voulez). Je suis allée visiter Hyde Park. Mais quelle ne fut pas ma surprise en arrivant que de trouver une vraie foire grouillant de gais lurons. C'était le Winter Wonderland à Hyde Park. En gros, c'est une foire hivernale où foisonnent manèges, stands de bouffe, stands de cadeaux et musique... le tout sous le thème de Noël. C'était très joyeux. Même la maison hantée avait revêtu des airs de réjouissances hivernales. J'ai trouvé dans un des stands une superbe montre grand-père dont je rêvais depuis longtemps pour seulement £10 et j'ai failli me laisser séduire par les arômes chaleureux des plats de circonstances. Vin chaud épicé, grosses saucisses allemandes, gaufres, noix grillées, lait de poule... Tout y était. Comme une fête du Lac des Nations, mais en plus grandiose et en plus Noël.

Hyde Park pimpé pour Noël

J'ai fini par m'extraire de ce joyeux fouilli pour faire le tour du lac, le Serpentine, question de voir le vrai Hyde Park. Comme le tour du Lac des Nations, mais en plus grandiose et en plus anglais... et en plus d'oiseaux. Il y avait des oiseaux partout! Des canards, des oies, des bernaches canaïennes, des goélands, des cygnes... des fauteurs de trouble, des indépendants, des stressés, des chills, des obèses... En voulez-vous, en voilà. Dieu merci, ma tête a été épargnée de tout fiente. Cela dit, le tour du lac, c'est pas juste un tour ornithologique. Certains bouts sont sauvages, niant le passage d'humains, d'autres soulignent le génie créatif (je pense à la statue de Peter Pan), et d'autres encore sont tout simplement beaux (je pense aux fontaines du jardin italien). Je dois aussi mentionner la fontaine construite à la mémoir de Lady Di, que j'ai trouvée fascinante d'ingéniosité.

 Chill bird

 Bucoliques fontaines

Pan, Peter

Vous ne voyez pas à quel point c'est ingénieux


Puis comme la journée n'était terminée, je suis allée visiter un autre musée gratis : le Tate Britain. Un musée d'art qui comprend des oeuvres britanniques du 15 siècle (or so) jusqu'à nos jours. Comme dans tout bon musée, je n'ai pas visité toutes les salles, mais celles que j'ai visitées, elles en ont valu la peine. J'ai vu des tableaux inspirants dans des genres inusités, des oeuvres criantes de réalisme (je me suis bouché les oreilles, tellement j'ai eu peur qu'elles crient pour vrai) et découvert les peintures d'artistes dont je ne connaissais que le nom.

J'ai dû emprunter un cheval pour traverser la rue...

 Maintenant je connais un peu mieux William Blake

Bilan de la journée : yé!

samedi 20 novembre 2010

Quelques déficiences

"In England, everything's late. Trains are late, buses are late."
William dans L'Auberge espagnole

Voyager, oui, c'est trippant. Mais c'est aussi se rappeler tout ce qu'il y a de bien chez soi qu'il n'y a pas ici...

Dans cette scène de L'Auberge espagnole où William est un complet imbécile, il a au moins raison sur un point : "buses are late". Systématiquement. À trois reprises j'ai attendu le bus pour Londres et à trois reprises je suis restée plantée à l'arrêt alors que j'aurais dû être en route. Le bus de 8 h 25 arrive à tout coup à 8 h 45. Hum, pourquoi ne pas écrire 8 h 45 dans l'horaire alors?? Hier, j'attendais le bus pour aller au supermarché : passe pas. J'ai attendu une demie-heure. Pissed off.


Je dois rectifier quelque chose que j'ai dit dans un précédent billet. En Angleterre, l'eau tiède, ça existe pas! De un, à peu près partout, il y a deux champelures: une pour l'eau chaude, une pour l'eau froide. Quand tu dois te laver les mains, t'as deux choix : tu te gèles les doigts ou tu te les brûles. Dans la douche, il y a juste une pomme de douche, mais ça n'est malheureusement pas une promesse d'eau tiède... Je commence par ouvrir le robinet d'eau chaude : l'eau est froide, puis devient brûlante. J'ouvre un peu le robinet d'eaut froide : brûlant. Encore un peu : brûlant. Encore : gelé, gelé, gelé! Donc j'ai choisi l'eau brûlante.


Autre chose : j'ai jamais vu un panneau d'arrêt en Grande-Bretagne. Il n'y a que des ronds-points. Que ce soit stratégique ou non, que des ronds-points. Aux petites intersections des secteurs résidentiels, intersections assez cartésiennes, soit dit en passant, un beau gros rond blanc est peint au milieu. Et faut que tu tournes autour. Tsé, au lieu de continuer tout droit après un arrêt, faut que tu tournes autour d'un rond blanc et après tu continues ton chemin. Les sorties d'autoroutes c'est quelque chose aussi. Là, les ronds-points sont tellement gros que c'est difficile de voir le rond. C'est assez confus. Et en plus, c'est rond-point sur rond-point après une autoroute. J'ai le tournis, je vais vomir.