vendredi 24 septembre 2010

Poffes et poufs aux Pays-Bas (partie 1)

Ok, je suis en retard, mais aller étudier dans un pays étranger, ca demande beaucoup d'organisation et de réglage de paperasse. Non, vous n'aurez pas ici les détails de mon arrivée en sol britannique, mais bien le résumé de mon séjour aux Pays-Bas :

Nous avons passé deux journées et demie à Amsterdam et ses environs pour ensuite jeter l'ancre à Rotterdam. En arrivant à l'auberge à Amsterdam, qu'est-ce qui nous accueillis? Un petit chat! L'auberge a son propre petit chat. Quoi de plus accueillant qu'une sympathique boule de poils pour qu'un visiteur déboussolé se sente chez lui? Et dans le resto où on est allés le soir d'après aussi il y avait un petit chat. Et quand on est arrivés à Rotterdam, c'est un gros chien qui nous a tenu compagnie à l'auberge. Ça a l'air de faire partie de la culture là-bas et je trouve que c'est un exemple parfait de l'atmosphère décontract et accueillante qui règne un peu partout dans ce pays. C'est très facile de se sentir à l'aise peu importe où on va. On se sent facilement chez soi et on ne ressent aucune culpabilité à se fondre dans un canapé moelleux par un après-midi pluvieux et juste relaxer devant un film (meme si ce film est Rambo). Ca, c'est le premier après-midi qu'on a passé à Rotterdam.

Boule de poils de l'auberge d'Amsterdam

Notre première journée en sol néerlandais a été consacrée à visiter Amsterdam. Comme on a passé la majeure partie de notre périple à marcher, on a décidé de faire différent et de nous joindre au troisième age pour faire une charmante promenade en bateau sur les canaux amstellodamois. Meme si l'activité peut paraitre un peu tourisme cheap, j'ai trouvé ca intéressant de voir la capitale néerlandaise sous un autre angle. C'était une journée pluvieuse, alors on s'est ensuite réfugiés dans le Rijksmuseum, qui accueille de nombreuses oeuvres issues de la peinture flamande. Si j'ai fait une découverte au cours de cette visite, c'est celle de Rembrandt. Oui, je connaissais le nom, mais ma connaissance de l'artiste était limitée à sa passion du brun en fin de carrière. Eh bien, Rembrandt, c'est plus que ca! C'est des portraits criants de réalisme, des tableaux dans lesquels aucun détail n'est laissé au hasard et un coup de pinceau fin et précis, presque imperceptible (merci aux panneaux du musée qui m'ont aidée à porter attention à ces détails).

Matinée pluvieuse sur le canal

"Je suissterdam" sur fond de Rijksmuseum

Le lendemain, on a loué des vélos et on a roulé jusqu'à Haarlem, à 18 km d'Amsterdam. Rouler en plein Amsterdam, pour une débutante, c'était pas évident au début... Les routes sont pleines de véhicules de toutes sortes : voitures, bus, trams, zézettes et une nuée de bicyclette de tous les types imaginables et inimaginables. Pensez à un genre de vélo improbable, eh bien vous le trouverez à Amsterdam : un panier d'enfants sur le devant, un sac à chien derrière, un mini-siège pour enfant devant le siège normal... tout ca existe. Les routes sont divisées en trois sections. C'est bien pensé : une section pour bus, voitures et trams; une section pour piétons; et une section pour vélos. Un hic toutefois : les bicyclettes doivent parfois partager! Non seulement les scooters les doublent à toute vistesse, mais en dehors d'Amsterdam, il y a meme de mini-voitures qui empruntent ces routes étroites. Assez dangereux, mettons. on a bien apprécié la promenade et on s'est sentis, l'espace d'une journée, comme de vrais Néerlandais à vélo (presque). Bilan de fin de journée : du plaisir (de l'agrément...) et ben de la fatigue. Les jambes en feu, je me suis glissée avec délectation sous mes draps à notre retour à l'auberge.


On a consacré notre dernier avant-midi (j'avais meme plus mal aux jambes!) à la visite de la maison d'Anne Frank. Pour avoir lu son journal, je peux dire que la visite a été assez émouvante. Surtout quand on apprend l'histoire de la création de la Anne Frank Huis (huis = maison). Pour le bénéfice de ceux qui ignorent l'histoire : le père d'Anne Frank a perdu dans la guerre sa femme et ses deux filles. Seul survivant, il a découvert le journal que sa fille avait tenu tout au long de leur clandestinité et, connaissant l'ambition de sa fille de devenir écrivaine, le publie. Le livre est traduit en plusieurs langues et de plus en plus de gens contactent monsieur Frank pour qu'il leur montre les lieux décrits par Anne dans son journal. C'est ainsi que l'édifice qui était promis à une destruction prochaine a été transformé en musée dans les années 1960. Le désir d'Otto Frank était de faire de cet endroit un lieu ou les gens pourraient en apprendre davantage sur les persécutions dont de nombreux peuples sont victimes et ou on pourrait apprendre l'importance de la tolérance et l'égalité entre les peuples. Le moment fort de cette visite pour moi a été le visionnement d'un court vidéo dans lequel Otto Frank, dans les années soixante, raconte sa découverte et sa lecture du journal de sa fille.

Partie 2 à venir (bientot cette fois!) : 2 jours (pluvieux) à Rotterdam.

P.S. Ne vous inquiétez pas, mon premier récit britannique est pour bientot aussi!!

1 commentaire:

  1. Heureuse de te lire :)

    Anne Frank, ça devait être vraiment intense... C'est génial ton voyage :)

    RépondreSupprimer