Joli marché au nom oublié, alias Diagon Alley
Et puis en marchant dans la ville, on s'est rendues compte qu'il y avait quelque chose de singulier dans l'atmosphère... et aussi dans les vêtements des gens. Partout où on allait, on tombait sur des Père Noël. Rendues à Trafalgar Square, on a découvert un véritable rassemblement de Père Noël. Une masse rouge, joyeuse et compacte donnaient un air de folie à Londres.
Le petit renne au nez rouge de veut pas descendre
Pour terminer la journée, on est allées faire du shopping à Camden Market, au nord de la ville. Jamais vu un aussi gros marché de ma vie! On s'est quasiment perdues! Il y a plein de trucs originaux, faits à la main ou made in China, des vêtements, des bijoux, des souvenirs, des antiquités, tout ce que tu voudras. Parfait pour faire des cadeaux de Noël.
Quelque part dans les dédales de Camden Market
Et enfin viennent les péripéties du retour à la maison... On prend généralement le bus à Victoria Station, son point de départ. Mais là, on était sur Oxford street et on savait que le matin le bus avait un arrêt sur cette rue. On s'est dit qu'on pouvait bien trouver l'arrêt de retour, il nous restait 40 minutes. On cherche, on cherche, on trouve pas. On se précipite à la première station de métro pour se rendre à Victoria Station. Il nous reste 15 minutes. On arrive dans le métro, problème technique, il prend cinq minutes avant de partir. À Victoria Station, on court, on court, mais il est trop tard. Germany se rappelle que le bus arrête à Finchley Road et qu'il met pas mal de temps à se rendre là. Peut-être qu'en métro on serait plus vite que le bus. On repart prendre le métro. Encore un problème technique, le métro est en retard. On arrive à l'arrêt de Finchley Road, celui-là on l'a trouvé. On voit bien que le 797 passe là. Il y a les horaires pour tous les autres bus annoncés, mais pas pour le 797! On sait pas si on l'a manqué ou quoi. Il y a deux hommes à l'arrêt. Germany demande au premier s'il a vu le 797 passer, il s'approche, et répond que non, les yeux vitreux, en passant sa main dans le dos de Germany... Elle s'éloigne, je vais demander au deuxième, qui l'air confus et bégayant, me répond qu'il ne la pas vu. On n'est pas bien plus avancées, donc on décide d'attendre cinq minutes. Le bus ne vient pas... On se rend finalement à King's Cross où on prend le train jusqu'à Hatfield. Vannées.
Et dimanche matin on est reparties, Germany, Germany 2 et moi. On est allées à Stratford-Upon-Avon. Vous connaissez? C'est la deuxième destination touristique en importance au Royaume-Uni. Pourquoi? C'est la ville où est né un certain William Shakespeare. C'est une toute petite ville, mais qu'est-ce qu'elle est belle! Les petites rues sont bordées de maisons datant de l'époque élizabéthaine, les gens sont d'une gentillesse hors pair et bien sûr, il y a un peu de Shakespeare partout. Dans un des musées qu'on a visité, un des employés nous a dit qu'il y a déjà eu à Stratford un sex shop qui s'appelait Romeo & Juliet. Et un magasin de jouets qui s'appelle Much Ado About Toys. Toutes les variations possibles, quoi.
Le plus vieux pub (du pays? de la ville? sais pas...)
Pour la modique somme de £10.50, nous avons eu accès à trois musées : le centre Shakespeare et la maison où il est né, Nash's House, la maison où la petite fille de Shakespeare et son mari on vécu et New Place, l'emplacement de la maison où Shakespeare est mort qui fait maintenant l'objet de fouilles archéologiques, et enfin Hall's Croft, où la fille aînée de Shakespeare et son médecin de mari ont vécu. Dans les trois musées, on a eu droit à une bonne part d'histoire et à de belles visites agrémentées des commentaires des employés les plus divertissants qui soient. Je remarque d'ailleurs que les Britanniques les plus drôles et accueillants sont souvent des hommes relativement âgés. Celui qui travaillait à Hall's Croft nous a expliqué la théorie des humeurs, que les médecins utilisaient à l'époque. Il a ainsi deviné que j'avais des troubles de sommeil dernièrement. Ce qui est vrai en plus!
C'est là qu'il est né, Shakespeare
À la maison où Shakespeare est né, je me suis fait engueulée par Lord Capulet parce que je refusais d'épouser Paris. C'était génial! La maison elle-même conserve la majeure partie de sa structure original, donc a vraiment une bonne idée de la façon dont les gens vivaient à l'époque. Une chose que j'ai été surprise d'apprendre, c'est que dès le 18e siècle, la maison était déjà devenue une attraction touristique. Si tôt!
Lord Capulet m'attend, l'air soucieux...
En bref, un excellent week-end. On a pas mal tout vu de Stratford, mais j'y retournerais juste pour l'incroyable amabilité des gens. Je crois qu'au-delà des shakespiriennes attractions, c'est ce que la ville a de meilleur à offrir.
Un gros lapin dans la rue
Qu'on se le dise: c'est le moment ou jamais de partir en quête de son propre elderly British Gentleman while supplies last!
RépondreSupprimerMarie
J'aime le lapin.
RépondreSupprimerN'est-ce pas plutôt une lapine?
RépondreSupprimer