jeudi 4 novembre 2010

Vivre en Angleterre, ça veut dire :

Vé dit :
 je vais peut-être en Irlande la semaine prochaine avec Dee
Mathieu dit :
comment ca?!
Vé dit :
 parce que ça nous tente

C'est pas plus compliqué que ça ici! 

mercredi 3 novembre 2010

Un vendredi au château, un samedi à l'abbaye

Comme c'est devenu la routine, j'ai profité de la fin de semaine pour explorer les replis de la Grande-Bretagne avec ma coloc. Vendredi : Windsor Castle; et samedi : Canterbury.

Windsor QC est tellement indigne de Windsor UK... C'est quasiment une honte que les deux villes aient le même nom! En arrivant à Windsor (UK, j'entends = Winndzeu), la première vue qu'on a est celle d'un immense château perché à flanc de montagne. La vue est impressionnante, presque intimidante.

Château qui me regarde de haut

Pour décourager l'ennemi, c'est pas mal, mais pour les touristes, c'est raté. La file qu'on a dû allonger serpentait déjà sur plusieurs mètres, mais heureusement le personnel était efficace. Une fois à l'intérieur des murs, un décor médiévo-moderne s'est offert à nous, rempli de tours, de parapets, de jolis jardins et de boutiques attrape-touristes aux articles de pacotille scandaleusement surévalués. On a admiré la vue, cliqué du cliché et on s'est rendues à l'entrée de la visite des suites/appartements/whatever royaux où une autre file nous attendait.

 Fat tour et jardin
Slim tour et jardin

Malheureusement pour vous, faut être VIP pour voir l'intérieur. Vous devrez donc vous contenter des impressions d'une VIP (qui a payé chèrement son entrée) : Windsor Castle, c'est un peu comme le Château de Versailles, mais avec des "Honi soit qui mal y pense" partout. Des tapisseries et des tapis aux couleurs saturées, du doré et du brillant dans toutes les directions... C'est un peu moins fendant que Versailles, par contre, et la vue est moins prétentieuse, plus naturelle. Quand ton voisin c'est Louis XIV, ça doit pas être évident de jouer le voisin gonflable... 

 Puis on a fini la visite avec la St George's Chapel (une chance que j'ai encore mon ti-dépliant, parce que je me rappelle jamais du nom...). En gros, c'est de l'architecture gothique à la sauce anglaise (mmm, de la crème anglaise...). On s'est pas vraiment attardées dans l'église, Germany trippe pas là-dessus, elle trouve que c'est pas mal tout le temps pareil. Et c'est pas faux.


En sortant du château, on est allées manger dans un petit resto italien caché dans une ruette (non, pas une ruelle, ok!). Ça avait quelque chose d'Harry-Pottesque : vieillot, belles couleurs, rue croche, resto croche, un peu dans l'ombre... comme de la magie d'un siècle passé. On s'est ensuite promenées dans les belles rues piétonnes jalonnées de boutiques fashions. 
Enfin, tant qu'à être proche, ça a l'air qu'on pouvait pas manquer le Collège Eton. Pour ceux qui ne le connaissent pas (groupe duquel je faisais partie avant cette virée), le Collège Eton est le plus prestigieux collège pour jeunes garçons de bonnes et riches familles. C'est le Collège où Mark voulait envoyer son potentiel fils dans Le Journal de Bridget Jones 2. Germany est une grande fan de Bridget Jones et ce détail ne lui a pas échappé. Mais finalement, c'était pas si grandiose que ça.

:)(: - Fin de la journée - :)(:

Comme on n'en avait pas encore eu assez, samedi on est allées du côté de Canterbury. Et on n'a pas chômé. En plus, entre-temps je suis allée veillée à St Albans avec mon amie américaine, Dee. Fa que grosse fin de semaine.

On est d'abord allées visiter les ruines de l'Abbaye de St Augustine. Comme l'attention touristique est concentrée sur la cathédrale, vu que c'est la plus grosse du pays, ce deuxième site classé patrimoine mondial de l'UNESCO reste dans l'ombre. Et c'est dommage, parce que c'est très beau. Des ruines, c'est quasiment plus beau qu'un bâtiment encore en usage. C'est le témoin du passé, c'est enraciné dans la nature... Ça fait des super belles photos artistiques!

Vous comprenez ce que je veux dire?
 
Ce qui est impressionnant aussi avec cette abbaye, c'est que sa construction a débuté dès le 6e siècle. Elle a connu de multiples modifications au fil du temps, dont les vestiges nous montrent les cicatrices. Ce qui est bien aussi, avec des ruines, c'est qu'on peut tout toucher : on peut grimper, flatter, lécher, même, si ça nous tente (mais je le déconseille).

Question que notre tour thématique UNESCO soit complet, on est ensuite allées à St Martin's Church, qui est la plus vieille église en Angleterre à être encore en utilisation. Je ne me rappelle plus de quand elle date exactement, mais c'est dans le tôt Moyen-Âge. Cette église est encore moins visitée que ne l'est l'Abbaye de St Augustine. C'est une église toute simple et toute petite, qui sent l'humidité accumulée au fil des siècles. La charpente de l'église trahit son âge, mais l'intérieur est aménagé comme une église moderne au Québec. Le contraste est bizarre. Contrairement aux grandes cathédrales qui semblent crier "regardez-moi!", c'est comme si cette église ne s'était jamais rendu compte qu'elle avait quelque chose de spécial. Elle a juste continuer son train-train quotiden.

Timide chapelle

Puis finalement, c'était incontournable, on se devait d'aller à la Cathédrale de Canterbury. Surtout qu'on ne peut même pas la voir, seulement la voir, sans payer pour entrer... Ça en a valu la peine par contre, c'est vraiment énorme et c'est super beau. Souvent, les cathédrales sont saturées d'oeuvres d'art, de dorures, de vitraux et on ne sait plus ou donner de l'oeil. C'est souvent pour ça que Germany n'aime pas les cathédrales aussi, et je la comprends là-dessus aussi. Mais même si la Cathédrale de Cantrerbury est énorme, il y a une unité dans son architecture et sa décoration qu'on retrouve rarement. Elle n'est pas surchargée, ça lui donne une force que l'on ne peut que respecter. Comme une fille qui ne succombe pas à la tentation de trop se maquiller pour masquer ses imperfections, mais qui met plutôt l'accent sur ses atouts. Une cathédrale bien dans sa peau.

 Big fat cathédrale

 Dans le choeur...
Arcs typiquement anglais

Et pour courronner le tout, quand on a visité la cathédrale, il y avait un orchestre symphonique qui jouait à l'intérieur. Le son était incroyable, ça a vraiment ajouté une dimension solennelle à la visite, j'en avais presque des frissons.

mercredi 27 octobre 2010

Brighton Light Bright

Samedi dernier, je suis allée prendre une bouffée d'air marin à Brighton. Encore une fois, j'ai fait le voage avec Germany (qu'on remercie beaucoup parce qu'elle a une voiture et a conduit jusque-là) et un de ses amis allemands.

J'ai vraiment aimé Brighton. Avec une ambiance lazy-bord de mer tout droit sortie de la Belle époque, Brighton m'a tout de suite amadouée. Ça m'a un peu fait penser à Nice, mais en plus nordique. Souvenirs, souvenirs...

Grosses vagues Brightonoises

À notre arrivée, on s'est un peu promené en bordure de plage et on a visiter le Brighton Pier, qui abrite moult attractions hautes en couleurs. Un peu comme le Pier à Old Orchard, mais en tellement plus européen (donc plus hot :P).

Vintage Pier

On a poursuivi avec un des principals attraits touristiques: le Pavillon Royal, construit au 19e siècle, si je ne m'abuse, dans un exotique style indien. On est pas entrés, c'était cher. L'extérieur faisait amplement la job! On a préféré aller juste à côté, dans un bâtiment qui abritait le musée de Brighton et une galerie d'art. C'était gratuit ET intéressant. J'ai testé la réplique d'un pouf en forme de gant de baseball, un théâtre de marionnettes vintage et j'ai vu ben d'autres affaires. en sortant du musée, on a vu qu'il avait plu, mais on a eu de la chance : de toute la journée, on n'a vu que du beau temps!

India-upon-Brighton

On s'est ensuite promené au gré de nos découvertes dans les rues piétonnes où boutiques colorées et bonnes odeurs de bouffe abondaient... Et on a mangé de l'italien avec vue sur la mer avant d'aller pls loin sur la côte, se percher sur le haut d'une falaise pour admirer Brighton tout illuminée au coucher du soleil. Fin de l'histoire. C'est beau, han?

Vestiges d'un quai du 19e siècle

Brighton vue de la falaise

lundi 25 octobre 2010

Dictionnaire britannique - québécois

Cold : Fucking frette
Warm : Fucking frette
Hot : a. Frette
         b. Tiède
         c. Fucking brulant 

dimanche 17 octobre 2010

Londres, prise 2 : entre têtes couronnées et têtes tranchées

Vendredi, Germany et moi on est retournées à Londres. Il y avait vraiment beaucoup de choses que je voulais visiter, mais on a choisi une attraction qui a occupé quasiment toute notre journée : la Tour de Londres. Cela dit, ça en a valu la peine! Je ne croyais pas qu’il y avait tant de choses à voir là, mais oui. Ça compense pour le prix d’admission assez élevé (environ £15 = + ou - 25$). Les photos qu’on voit toujours de la Tour de Londres (voir photo 1), en fait, ce n’est qu’une partie de la Tour, the White Tower. On a commencé notre visite par cette blanche tour où on a pu suivre l’évolution du site et de ses occupants depuis des temps immémoriaux. Pour ceux qui s’y connaissent, il peut être intéressant de noter que cette tour est la plus vieille construction du site, commandée au 11e siècle par nul autre que Guillaume le Conquérant (j’ai des insides de Guillaume le Conquérant et de bataille de Hastings avec quelqu’un j’espère qu’elle lira ce billet… (geek, je sais!)).
Photo 1: White Tower
On ne pouvait certainement pas passer à côté des Joyaux de la Couronne (majuscules ou pas?), c’est donc par du beau bling bling royal que s’est poursuivie notre visite.  À noter que le plus gros diamant du mooonde fait partie de la collection, incrusté dans un royal sceptre. Et comme si ce n’était pas assez, ben le deuxième plus gros diamant du monde est là aussi! Dans une couronne, je pense… Mais vous savez, avec tant de joyaux, on oublie…
Ensuite, on est allées prendre l’air sur les remparts et admirer une vue imprenable… bon une vue prenable, mettons, de Tower Bridge (voir photo 2). La promenade nous a menées dans deux tours : d’abord une tour où d’illustres personnages et d’illustres inconnus ont été emprisonnés il y a une poignée de siècles. Tentant de tromper l’ennui, plusieurs ont, je ne sais comment, gravé des inscriptions dans la pierre. Le plus impressionnant? Un astronome accusé de sorcellerie a gravé un véritable calendrier astrologique. Très bien fait en plus de ça. La deuxième tour nous en a appris plus sur l’industrie du diamant. On a même pu observer des dépouilles de couronnes à qui on a enlevé leurs pierres précieuses… pour les réincruster dans de nouvelles couronnes (celles qu’on a vues plus tôt). Nous on réutilise nos bouteilles d’eau, la famille royale réutilise ses diamants. On pourra pas dire qu’elle est pas écolo.

Photo 2: Vue prenable de Tower Bridge 

Vue imprenable de Tower Bridge (pas dans la Tour de Londres)
On a terminé notre visite par un tour guidé par un Yeoman Warder (ou Beefeater, si vous préférez, ou gardien de la tour de Londres, si vous préférez encore mieux). Le charmant monsieur nous a entraînées dans une visite tout en humour ponctuée des histoires les plus sanglantes dont la Tour de Londres a été témoin et de faits divers.
Fait intéressant : la Tour de Londres possède une collection de corbeaux. Pourquoi? Les corbeaux sont des résidents séculaires de la Tour et, selon la légende, le roi Charles II aurait ouï dire que si les corbeaux quittaient la Tour, le royaume tomberait. Juste au cas, donc…

Frémissez: Bloody Tower
Je pouvais pas ne pas le prendre en photo...
On est sorties de la Tour aux alentours de 16 h, repues d’histoire, et on a décidé terminer la journée de façon relax : magasinage, resto et pub... Tout en planifiant déjà de revenir.

samedi 16 octobre 2010

Week-end à Leeds

Bon, c'était la fin de semaine dernière, mais moi aussi j'ai des obligations scolaires, donc je vous raconte ma fin de semaine dernière en fin de semaine.

Le week-end dernier, c'était les Lannion-retrouvailles! Caro, Claire et moi, trois anciennes stagiaires à l'auberge de jeunesse de Lannion il y a trois ans, ben on s'est retrouvées par pur hasard dans le même pays en même temps pour une deuxième fois. Bon, Claire c'est normale qu'elle soit ici, c'est quand même son pays. On s'est donc retrouvées dans la ville où elle étudie et on a eu droit à un petit tour guidé de Leeds.


Vue leedsoise

Chouette leedsoise (emblème de la Ville, si je ne m'abuse)

Canal leedsois

En gros, on a quand même pris ça relax comme fin de semaine. Pour de multiples raisons, on était toutes assez fatiguées. On est allées prendre un verre (j'ai pris un délicieux cidre aux poires) dans un pub puis on est allées s'échouer dans le confort de l'appart de Claire. Lendemain aussi relax : déjeuner tardif dans un café, fouinage dans des boutiques aux articles au design tellement plus éclaté que chez nous, puis retour à la maison.

Pour épargner (a lot), j'ai décidé de prendre le car au lieu du train pour mon petit périple semi-nordique. Mais la conséquence a été que j'ai dû prendre le bus à côté de chez moi jusqu'à Londres (1 h) et un autre bus à Londres jusqu'à Leeds (4 h) et vice-versa pou le retour. Faque long voyage.

Pour finir, j'ai quelques remerciements à faire:
Claire, merci de nous voir reçues chez toi!
Caro, merci pour ma dose de québécois! :P

jeudi 7 octobre 2010

University of Hertfordshire

Cette semaine, j'ai été pas mal silencieuse, je sais, mais pour cause : c'est ma première semaine de cours à la University of Hertfordshire (prononcer britanniquement "Haatfeudcheu"). Début octobre, oui. Ca commence tard de même ici. Et c'est loin d'être la seule singularité que j'ai remarquée! En voici une liste non exhaustive :
  1. Trouver l'horaire de ses cours, c'est comme une chasse aux trésors : tu dois aller sur la page web de chacun de tes cours, chacune construite de facon différente, trouver l'endroit où l'horaire est mentionné, et peut-être devoir attendre la première rencontre pour connaitre ta plage horaire définitive. En conséquence, je ne saurai pas avant demain quel est mon vrai de vrai horaire(!!)... et j'ai pas gagné d'oeuf en chocolat.
  2. Trouver tes locaux est tout aussi ludique : t'as seulement un numéro de local. Ca ressemble à ça : R101. Le campus est pas nommé. Il y a deux campus à Hatfield et un à St.Albans pour les étudiants de droit. On conclut par pure logique que c'est pas à St.Albans si on n'étudie pas en droit. Pour le reste, faut regarder le plan de l'université et trouver quelque part la lettre correspondante.
  3. Tu dois "swiper" ta carte étudiante au moins une fois par semaine. Quossé ça veut dire? L'université, qui bénéficie d'une technologie beaucoup plus sophistiquée que son système administratif et logistique, est équipée d'appareils installés un peu partout qui servent à lire les cartes étudiantes et à s'assurer de la présence des étudiants sur les campus. Si tu swipes pas ta carte AT LEAST une fois par semaine, l'université va s'inquiéter et va te chercher partout.
  4. Les profs sont drôlement british... :)
  5. ... et certains étudiants sont arrogamment british! Ils répondent aux profs de facon sarcastique, genre que ça passerait pas nécessairement bien chez nous, mais ici ça a l'air d'être correct. C'est une réalité que je compte bien examiner plus en profondeur. Ils sont fascinants, ces Britanniques. Ils peuvent être salement bitch tout en restant courtois. C'est ce qui fait toute la subtilité de leur humour, j'imagine...